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- le transfert du contrat de travail d’un salarié d’une entreprise à une autre, hormis le cas où ce transfert intervient dans le cadre de l’article L 1224-1 du Code du travail (à savoir l’hypothèse du transfert légal du contrat de travail suite à une modification juridique de l’employeur telle une vente de l’entité), constitue une modification de ce contrat. Ce transfert ne peut donc pas intervenir sans l’accord exprès du salarié, lequel ne peut pas résulter de la seule poursuite du travail. (Cass. soc. 25-9-2024 n° 23-15.220 F-D).
- Ne peut pas être qualifiée de sanction disciplinaire la rétrogradation de la salariée qui a repris son poste antérieur de comptable à sa propre demande faite par écrit et fondée sur son insuffisance professionnelle au regard des tâches particulières exigées par la fonction de responsable comptable à laquelle elle avait été promue (Cass. soc. 25-9-2024 n° 23-20.450 F-D).
- L’utilisation d’un système de géolocalisation pour assurer le contrôle de la durée du travail n’est licite que lorsque ce contrôle ne peut pas être fait par un autre moyen, fût-il moins efficace, et n’est pas justifiée lorsque le salarié dispose d’une liberté dans l’organisation de son travail (Cass. soc. 25-9-2024 n° 22-22.851 F-D).
- Le caractère illicite du motif du licenciement fondé, même en partie, sur le contenu de messages personnels émis par le salarié grâce à un outil informatique mis à sa disposition pour son travail, en violation du droit au respect de l’intimité de sa vie privée, liberté fondamentale, entraîne à lui seul la nullité du licenciement. Ainsi, la conversation de nature privée d’un salarié avec 3 personnes au moyen de la messagerie professionnelle installée sur son ordinateur professionnel, dans un cadre strictement privé sans rapport avec l’activité professionnelle, n’étant pas destinée à être rendue publique et ne constituant pas un manquement du salarié aux obligations découlant du contrat de travail, il en résulte que le licenciement, prononcé pour motif disciplinaire, est insusceptible d’être justifié et est atteint de nullité comme portant atteinte au droit au respect de l’intimité de la vie privée du salarié (Cass. soc. 25-9-2024 n° 23-11-860 FS-B).
